[INTERVIEW] Le Développement Personnel Automatique

Aujourd’hui, je vous fais découvrir une experte dans mon domaine, j’ai interviewé ma collègue Véronique Pivetta, coach des Trois Principes et fondatrice de Know Yourself Publishing.

Découvrez comment Véronique a transformé sa vie et comment son développement personnel est devenu sans effort et automatique.

Vous pouvez en profiter en cliquant sur la vidéo et vous trouverez également la transcription de cette interview ci-dessous. Le podcast sera diffusé prochainement.

Transcription :

SM:  Bonjour Véronique

 

VP: Bonjour Sandie

 

SM: Merci d’avoir accepté mon invitation pour cette interview. Alors tu es coach et fondatrice de Know Yourself Publishing?

 

VP: Oui

 

SM: Est-ce que tu peux en dire un petit plus par rapport à ça?

 

VP: Le coaching et la maison d’Edition?

 

SM: Oui

 

VP: Oui donc en fait, je te raconte mon parcours depuis le début?

 

SM: Oui pourquoi pas, puisqu’en fait tu as eu quand-même une transformation depuis quelques années, alors j’aimerais qu’on explore tout ça.

 

VP: Oui, dans mon ancienne vie, dans ma vie précédente, je travaillais dans le monde de l’entreprise, dans le marketing en fait et à un certain moment, j’ai un peu eu une crise existentielle, je me suis rendu compte que j’étais arrivée à un point dans ma vie où j’avais atteint plein de choses, plein de choses que j’avais toujours rêvé d’atteindre… j’avais un super job, j’avais une belle vie, j’avais plein d’amis, j’étais en bonne santé, tout allait super bien mais j’étais pas bien. Je n’étais pas heureuse, je n’étais pas satisfaite et en fait, j’avais environ 30 ans et je me suis dit « mais c’est pas possible, ces 30 premières années sont passées tellement vite et j’ai finalement atteint tout ce que je voulais atteindre et je suis pas du tout heureuse » et je me suis dit si les 30 prochaines années se passent de la même façon, j’aurai 60 ans, je serai malheureuse et dans ma tête je me suis dit « ça sera quasiment la fin de ma vie » et donc je me suis dit » il faut vraiment que je change quelque chose, il y a des choses que je ne comprends pas, et que je veux comprendre et je veux les comprendre maintenant. »

 

Et en fait une amie m’avait passé un bouquin de Michael Neill, c’était Supercoach et j’ai été incroyablement touchée par ce bouquin, j’ai recherché Michael Neill sur internet et j’ai trouvé qu’il offrait une formation qui était en fait une formation professionnelle de coaching, mais moi dans mon optique c’était… je voulais suivre cette formation pour comprendre ce que lui comprenait et pour être heureuse tout simplement. Je me suis dit j’ai le choix : soit j’engage un coach, soit je fais cette formation et je me suis dit je vais faire la formation tout de suite comme ça j’apprends ce que les coaches apprennent. En fait ce n’était pas avec l’intention de devenir coach

Et en fait quand j’ai commencé cette formation je me suis rendu compte que Michael Neill parlait des Trois Principes, je ne savais pas ce que c’était, j’en avais jamais entendu parler, mais au cours de la formation, Michael a amené des professeurs qui ont parlé de ça et qui ont exploré tout ça de différents angles et de fil en aiguille, j’ai commencé à comprendre plus ou moins de quoi il s’agissait et ça m’a de plus en plus touchée en fait et donc après cette formation de 6 mois, j’ai enchaîné avec d’autres formations, avec du mentoring… j’ai voulu aller plus loin là-dedans et comme ça tout naturelllement j’ai commencé à en faire un nouveau métier et à vraiment coacher moi-même aussi d’autres personnes et donc en fait presque par hasard ou presque par accident, je suis devenue coach à mon tour et je me suis rendu compte, moi je coache en français, en néerlandais et en anglais et je me suis rendu compte qu’il y avait un manque pour mes clients francophones et néerlandophones que finalement il n’y avait pas d’autres sources d’information que moi sur les Trois Principes dans ces deux langues et c’est pour ça qu’en fait j’ai commencé ma propre maison d’éditions pour traduire et publier les livres qui m’ont touchée moi le plus en français et en néerlandais. En gros c’est mon parcours professionnel.

 

SM: Donc, qu’est-ce qui s’est passé en fait… tu as entendu quelque chose dans cette formation, Michael Neill n’en parlait pas dans Supercoach je crois ou est-ce qu’il y avait déjà quelques…

 

VP: En fait lui s’intéressait déjà aux Trois Principes et avait déjà été touché par les Trois Principes mais il n’en parlait pas de façon explicite dans Supercoach

 

SM: D’accord

 

VP: Mais il y avait quelque chose dans l’énergie de ce bouquin dans l’espoir qui était exprimé dans ce bouquin qui m’a vraiment attirée et en fait en le relisant je me dis qu’il y a quand-même des choses qui expriment les mêmes choses que ce qu’on essaie d’exprimer quand on parle des Trois Principes mais pas avec ce vocabulaire là donc il ne parle pas des Trois Principes en disant c’est l’Esprit, la Pensée, la Conscience, mais il y a quand-même ce message d’espoir qui dit on a  tous ce potentiel en nous. On a un potentiel pour changer, pour avoir des nouvelles idées, on est soutenu par l’univers, on peut faire confiance à notre intuition et donc tout ça c’est aussi le message des Trois Principes. Moi je pense que ce qui m’a le plus touchée c’est ce message de transformation en fait, c’est l’idée que les choses ne sont pas fixes, que même si on est dans une situation difficile, tout peut changer avec une nouvelle pensée, notre perspective change complètement et en fait c’est tout notre monde qui change. C’est ce qui s’est passé pour moi en fait quand je regarde déjà avec une camera vidéo si on regardait ma vie il y a 3 ans, et ma vie aujourd’hui, c’est vrai que tout a changé, mais plus fondamentalement si on pouvait regarder à l’intérieur de moi, comment je vis ma vie, ça n’a plus rien à voir. En fait de toutes les façons possibles et imaginables je suis devenue une autre personne, en quelques années mon monde entier a changé, c’est vraiment… je veux mettre l’accent sur le fait que c’est pas juste le monde extérieur c’est mon ressenti de ma vie, c’est ce que je ressens, ce que je pense, mon niveau de joie, de bonheur, de satisfaction, ça n’a plus rien à voir en fait et je pense que par le passé je pensais que c’étaient des choses assez fixes, je me disais on est comme on est, donc si on est une personne joyeuse, on est une personne joyeuse, si on est une personne à tendance pessimiste, c’est ce qu’on est, c’est fixe et avec le coaching, avec les Trois Principes, je me suis rendu compte que rien n’est aussi fixe qu’on le pense, tout peut changer et tout peut changer pour le mieux et tout évolue constamment. Et en étudiant les Trois Principes je trouve que ce changement devient beaucoup plus fluide et beaucoup plus aisé en fait et je pense que c’est ce qui m’a le plus touché ces dernières années.

SM: Et qu’est-ce que, je ne sais pas si tu peux te rappeler, mais qu’est-ce qui a été la première chose que tu as entendue, quelle a été la première prise de conscience j’ai envie de dire ?

 

VP: En fait c’était au cours d’un séminaire avec George Pransky et Linda Pransky, en fait j’avais déjà lu des livres officiellement sur les Trois Principes donc des vrais livres sur les Trois Principes à ce moment-là mais j’avais pas très bien compris de quoi il s’agissait, ça m’avait attirée mais j’avais pas vraiment percuté et George est venu et il a dit quelque chose et je ne me souviens pas de ses mots exacts mais je me souviens que je me suis dit « mais c’est vrai on ressent ce qu’on pense, c’est vrai, on ressent ce qu’on pense » et ça m’a vraiment choquée parce que toute ma vie jusqu’à ce moment précis j’étais convaincue que je ressentais le monde extérieur, mais convaincue ! C’était limpide pour moi que je ressentais ce qui se passait autour de moi, ce que les gens me disaient, ma situation, je ressentais des choses objectivement présentes dans le monde extérieur et j’avais l’impression que je naviguais comme ça de façon assez passive dans la vie et tout ce qui venait vers moi c’était ma vie, c’était ce que je ressentais d’instant en instant, ca dépendait de ce qui venait sur mon chemin donc je n’avais aucun rôle actif dans ce que je ressentais, ce que je vivais. En fait George a dit ça et tout s’est retourné, je me suis dit mais en fait non je ne ressens que ce que moi je pense donc tout commence de l’intérieur et donc en fait j’ai un rôle incroyablement actif dans ma vie et dans ce que je ressens, ce que je pense, ce que je vis, c’est généré à l’intérieur de moi et ça, ça a vraiment… j’ai été hyper étonnée en fait et surprise par cette prise de conscience, je me suis dit mais oui en fait tout fonctionne exactement à l’inverse de ce que je pensais. Et ça a eu un grand effet pour moi en particulier en ce qui concerne les sentiments de tristesse. En fait je sais pas pourquoi mais au cours des années j’ai pris l’habitude de passer beaucoup de temps à être triste, j’étais juste souvent triste, c’était mon truc et c’était vraiment… avant j’en aurais parlé différemment mais aujourd’hui ce que je vois c’est que c’était une habitude que j’ai prise, donc j’avais l’habitude de… par exemple quand j’étais seule de commencer à réfléchir, à penser à des choses tristes, je m’imaginais des scénarios tristes « et si ça se passait qu’est-ce que je ferais, oh ça s’est passé dans le passé, c’était quand-même vraiment triste »… et puis je sais vraiment pas pourquoi j’avais pris cette habitude mais je passais beaucoup de temps à penser à des choses tristes et donc je me sentais triste et c’est qu’en ayant cette prise de conscience ce weekend de formation que je me suis dit « mais je ne suis pas obligée de faire ça, je ne suis pas obligée de penser à des choses tristes et donc je ne suis pas obligée de me sentir triste tellement souvent » et ça semble tout bête mais je ne m’étais jamais rendu compte de ce fait là, je ne m’étais jamais rendu compte que j’avais un rôle actif dans tout ça, je pensais que… ben pas de bol j’ai une nature triste, c’est dommage pour moi mais moi je suis plutôt triste et d’autres gens sont plutôt joyeux et je ressentais ça comme mon destin ou … voilà c’est juste, je suis comme ça, c’est comme ça et ce sera toujours comme ça et je ne m’étais jamais rendu compte du rôle de la pensée dans tout ça et du fait que finalement j’avais un choix de donner de l’énergie ou de donner de l’attention à certaines pensées ou pas, parce que c’est vrai qu’on ne contrôle pas ce qui nous vient à l’esprit comme ça si tout à coup une pensée nous vient, si tout à coup on pense à un évènement triste qui s’est passé dans notre vie, ça on ne peut pas le contrôler mais on peut choisir de sauter sur cette pensée et donner beaucoup d’attention à cette pensée ou de dire « ben oui, voilà ça passe et c’est quelque chose qui s’est passé mais voilà c’est juste une pensée qui passe ». On n’est pas obligé de sauter dessus et de vraiment commencer à penser à d’autres choses et à interagir avec cette pensée et à commencer tout un dialogue avec cette pensée. Et donc cette première prise de conscience c’était vraiment ça : je ressens ce que je pense et non pas ce qui se passe dans mon extérieur et j’ai un choix, je peux donner de l’énergie ou de l’attention à une pensée ou pas et donc ce moment de choix, ça m’a redonné tout le pouvoir sur ma vie en fait. Tout à coup je me suis dit mais c’est moi qui ai le pouvoir, c’est pas le monde, c’est pas les choses, c’est pas les circonstances, c’est moi, le pouvoir est en moi et ça ça a changé énormément de choses.

 

SM: En fait on est on se sent beaucoup moins victime, on n’est plus à essayer de contrôler ce qui se passe à l’extérieur au final, on n’a plus besoin de faire ça puisqu’on sait que ça vient vraiment de l’intérieur et ça c’est extraordinaire. Et c’est vrai que je trouve en fait qu’on ne s’en rend pas compte, je pense que j’ai eu peut-être quelque chose de similaire par rapport à toi dans le sens où j’étais quand-même assez négative, j’étais quelqu’un de négative et je pensais comme toi que c’était comme ça je suis négative, y’a rien à faire. Et on ne s’en rend pas compte en fait, c’est complètement innocent, mais c’est quand je me suis rendu compte au bout d’un moment qu’on peut quand-même changer, on peut changer en effet, c’est libérateur de voir que ce n’est pas fixe, que ça peut totalement changer même en un instant, en une seconde, justement avec une pensée. Et ce que j’aime aussi dans ce qu’on fait c’est qu’il n’y a pas à changer la pensée. Est-ce que tu as dû toi changer des choses ou c’est plutôt venu naturellement je pense?

VP: C’est une question intéressante. C’est profond comme question en fait, c’est pour ça je ne veux pas te donner une réponse comme ça, je ne veux pas te dire ce que j’ai déjà pensé par rapport à ça. Je me demande en fait ce que je pense aujourd’hui, là par rapport à cette question. Je sais que c’est quelque chose qui est très très important dans la communauté des Trois Principes, l’idée que ce n’est pas à nous à activement changer nos pensées parce que c’est dans la nature des pensées de changer constamment, et je pense que ce que moi j’ai eu comme prise de conscience par rapport à ça c’est que effectivement on ne doit pas essayer d’activement changer nos pensées mais par contre ce qu’on peut faire c’est arrêter d’artificiellement garder les pensées qui ont envie de passer, c’est à dire qu’il y’a quand-même quelque chose qu’on peut faire. C’est à dire on peut arrêter de faire ce qui ne marche pas. On peut arrêter de saboter le système qui… bon naturellement le système comme on en parle nous, praticiens des Trois Principes, c’est que les pensées nous viennent naturellement l’une après l’autre, c’est un système très fluide et vu qu’on a une pensée après l’autre qui nous vient de cette énergie de la vie, on ne doit pas intervenir dans le système, très naturellement nos émotions vont changer, on va avoir de nouvelles perspectives, parce que c’est un système fluide qui est mouvement constant. Ça c’est la nature du système.

Par contre ce qu’on apprend à faire nous innocemment c’est à saboter un peu le système et à le rendre artificiellement moins fluide, c’est à dire qu’une pensée nous vient, on saute dessus, on l’attrape, on essaie de rendre un système naturellement fluide vachement moins fluide donc si une pensée nous vient « je suis moche », on va dire « oh mais c’est vrai je suis moche, quelles sont les conséquences ? Qu’est-ce que ça a déjà causé dans ma vie avant qu’est-ce que ça va causer dans ma vie après ? » Et en fait la nature du système est qu’en fait on penserait « Oh je suis moche. Oh tiens y’a un arbre. Oh une balle… », la nature du système c’est que les pensées nous viennent et elles sont très légères, très passagères, c’est juste des pensées. Ça ne contient pas énormément d’énergie et ça n’a pas le pouvoir de dominer toute notre journée parce qu’on a pensé une pensée, mais ce qu’on fait c’est qu’on a tendance à se raccrocher à des pensées comme ça. On décide que certaines pensées sont plus importantes que d’autres et qu’on doit interagir avec elles et qu’on doit penser à nos pensées, qu’on doit réfléchir au pourquoi du comment « pourquoi est-ce que j’ai pensé ça ? » et donc en fait on complique les choses parce qu’on ne comprend pas bien le système et qu’on a une réticence à juste aller avec le flot du système et donc il y a quelque chose à faire mais ce n’est pas ce que la plupart des gens pensent qu’il faut faire. Donc effectivement il ne faut pas activement essayer de changer nos pensées mais on peut quand-même activement s’encourager soi-même à laisser faire le système et se dire je vais m’abstenir de compliquer les choses.

En fait la vie est vachement plus simple quand je laisse la vie faire, quand je laisse les pensées passer, quand je laisse mon expérience changer d’elle-même donc l’idée des Trois Principes de « il n’y a rien à faire » c’est vrai, mais il y a des choses qu’on peut faire si on veut se sentir mieux, il y a des choses qu’on peut faire si on a envie de grandir et d’apprendre : on peut travailler avec un coach, on peut lire des bouquins, et on peut être attentif à ce qu’on fait dans notre esprit de jour en jour qui ne nous sert pas, on peut être attentif à ce qu’on fait qui nous fait du mal par exemple. Si on se rend compte qu’on a l’habitude de penser énormément aux choses qui pourraient aller mal dans le futur, on peut arrêter de le faire, donc il y a des choses qu’on peut faire mais ça tombe souvent dans le domaine des choses à ne plus faire.

SM: D’accord oui, c’est ça. Donc ça fait combien de temps que tu connais tout ça? 3 ans?

VP: Depuis fin 2011 je dirais

SM: D’accord, OK. Et qu’est-ce que ça a changé pour toi ? Donc ça a changé à l’intérieur pas mal de choses, à l’extérieur j’imagine que bon déjà tu as changé de travail, tu as pris une nouvelle direction. Qu’est-ce que ça a changé concrètement pour toi?

VP: Moi ça a tout changé pour moi. Ça a absolument tout changé pour moi. J’avais atteint un tel ras-le-bol juste avant de commencer à m’intéresser aux Trois Principes que j’ai vraiment tout plaqué pour me dédier à l’apprentissage des Trois Principes donc j’ai quitté mon travail, je me suis débarrassée de mon appartement, j’ai vendu tous mes meubles, je me suis débarrassée de 80% de toutes mes possessions. Ça se dit en français « possessions » ?

SM: Je pense oui, j’aurais dit ça, je ne suis pas une référence mais bon…

VP: Donc en fait j’ai nettoyé l’ardoise complètement et je me suis dit je vais essayer d’apprendre ce que ces coaches semblent savoir qui leur réussit très bien et je veux savoir ce qu’ils savent et en fait je me suis dédiée à 100% à ça en fait. Donc j’ai vraiment complétement fait un revirement à 180 degrés et j’ai tout changé. Bien sûr j’ai gardé ma famille et mes amis, mais oui à part ça j’ai vraiment tout changé, ces dernières années j’ai énormément voyagé, j’ai énormément étudié et appris et travaillé avec des coaches aussi moi-même et tout a changé. En fait c’est comme si j’avais d’autres yeux, je vois le monde à travers des yeux différents, mes sentiments sont différents, mon expérience de la vie est différente, c’est difficile à expliquer mais en fait j’ai l’impression d’avoir commencé une nouvelle vie. C’est Véronique modèle 4. Je ne sais pas s’il y a des choses plus précises que tu veux savoir mais en gros tout a changé pour moi.

SM: En fait, je me demande, tu parles d’un gros ras-le-bol, tu avais donc eu ce ras-le-bol juste avant, ce que tu racontais juste au début là où tu n’en pouvais plus, et j’ai l’impression en fait que c’est quelque chose qui nous arrive, ça m’est arrivé, pareil en fait. Je n’ai pas envie de généraliser mais j’ai l’impression que c’est un bon point de départ, je me dis que le ras-le-bol a quelque chose de bien.

VP: Oui tout à fait

SM: Parce que c’était un peu la même chose pour moi dans le sens où j’ai eu un énorme ras-le bol. Est-ce que tu t’étais déjà intéressée au développement personnel avant ça ou pas?

VP: Oui beaucoup, mais en fait je n’avais pas tellement entendu parler du monde du coaching en tant que tel, mais la spiritualité, le développement personnel, j’avais fait plein de choses, j’avais fait énormément de yoga, de la méditation, du tai chi, de la kinésiologie, j’avais fait des séminaires un peu obscurs pour ouvrir les chakras, enfin des trucs un peu… très alternatifs ! Oui j’avais fait plein plein de choses mais c’était plutôt dans le domaine du développement personnel, de la spiritualité, même de l’ésotérisme, des choses dans ce genre là mais je me rends compte que je n’avais jamais vraiment entendu parler du coaching en fait, ce qui se faisait vraiment aux Etats-Unis comme ça, c’est quand-même assez différent finalement. Et donc en fait le coaching, la première fois que j’en ai vraiment entendu parler concrètement c’était avec ce bouquin de Michael Neill.

SM: Et je suis en train de me demander, est-ce que tu vois une différence entre le coaching traditionnel et le coaching des Trois Principes ?

VP: Mais moi honnêtement je n’ai pas d’expérience avec le coaching traditionnel, donc je peux pas parler d’expérience personnelle pour comparer, par contre je peux… bon j’ai de l’expérience avec la thérapie traditionnelle. Moi-même j’ai consulté une psychologue à plusieurs reprises quelques années avant de m’intéresser au coaching et tout le monde de la spiritualité, je connais assez bien aussi. Et moi je dirais la différence entre ça, entre la thérapie, la spiritualité et les pratiques comme le yoga et la méditation, tout ça et les Trois Principes de l’autre côté, là j’ai quand-même remarqué une énorme différence. Parce que j’ai l’impression que tant que je m’intéressais au monde A, le monde avant les Trois Principes, j’avais l’impression qu’il y avait plein de choses, que c’était très contraignant et que finalement si je suivais tout ce qu’on me conseillait de faire dans ce monde A, c’était comme un job à mi-temps à rajouter en plus de mon job, en fait il y avait plein de pratiques à rajouter à mon agenda, il fallait que je me lève à une certaine heure, que je fasse un peu de yoga, que je médite, que je mange telle ou telle chose ou pas, et que je fasse une liste de choses, un journal de gratitude pour voir toutes les choses qui sont bien dans ma vie et que je fasse une liste avec des objectifs et de choses que je voulais, auxquelles je voulais travailler donc c’était hyper contraignant en fait, ou des affirmations par exemple à un moment. Bon je pense qu’il y a des choses qui ont aidé des millions de gens, je ne dis pas que ce sont des choses mauvaises ou mal, mais la façon dont moi je les ai vécues, je me suis dit c’est trop de boulot, faire comme ça 100 affirmations par jour devant le miroir, ça me prenait trop de temps, j’ai pas envie de constamment penser à ce que je dois faire pour être bien et de me dire que si j’arrête de faire toutes ces choses, je vais aller mal ou je vais arrêter de progresser ou je vais arrêter de grandir, et donc j’ai l’impression que dans toutes les choses que j’avais découvertes avant, il y avait cette notion de « Qu’est-ce qu’il faut faire pour être bien ? Qu’est-ce qu’il faut pratiquer pour être bien ? Qu’est-ce qu’il faut… quels exercices est-ce qu’il faut faire pour grandir et pour se libérer de pensées négatives ou de pensées limitantes ou… ? »

Et donc c’était très intensif et depuis que j’ai commencé à comprendre les Trois Principes, en fait je me rends compte que je ne dois absolument rien faire ou pratiquer ou exercer pour continuer à apprendre et pour être de plus en plus satisfaite, heureuse, bien dans ma peau. C’est comme si à partir du moment où j’ai découvert les Trois Principes, le développement personnel est devenu automatique, c’est à dire que de jour en jour, je vois des nouvelles choses, j’apprends des nouvelles choses, j’ai des prises de conscience, je comprends plus profondément des choses que j’avais déjà comprises avant mais ça s’approfondit et je ne fais absolument rien pour continuer à apprendre. C’est complètement naturel et je n’ai aucune pratique, je n’ai aucun rituel dans ma vie, il n’y a aucune chose que je suis obligée de faire pour continuer à apprendre en fait. Au moins j’en fais, au plus j’apprends, au plus je vis ma vie et je fais juste ce que je veux finalement. Au plus je vis ma vie normalement, au plus mes yeux s’ouvrent et je vois des nouvelles choses et ça c’est le plus grand cadeau des Trois Principes pour moi, c’est qu’une fois qu’on a ce premier déclic, on continue à apprendre quoi qu’on fasse. Ça c’est magique pour moi, c’est l’apprentissage naturel, automatique sans effort, vraiment sans effort. On peut continuer à apprendre et à grandir parce qu’on a commencé à regarder dans la bonne direction. Tant qu’on continue à avancer, on verra d’autres choses sur cette direction.

Et pour moi c’est ça la plus grande différence, dans mon expérience. Et une autre grande différence c’est que dans le monde des Trois Principes, dans la communauté des Trois Principes, je ne sais pas comment en parler le mieux, on nous donne aussi la permission d’arrêter d’être obsédé par le passé, d’essayer de trouver nos réponses dans le passé, d’essayer de trouver les causes de notre mal-être aujourd’hui dans le passé, de trouver exactement ce qui s’est passé dans notre enfance qui explique qu’on soit tellement… comment dire… déséquilibré aujourd’hui. Parce que y’a plein plein plein d’écoles et de méthodes et de personnes très très bien intentionnées qui nous invitent constamment à se replonger dans ce passé, j’ai envie de dire dans ce « satané passé » et de creuser creuser creuser creuser et de trouver tout ce qu’on peut trouver qui expliquerait pourquoi aujourd’hui on se sent mal… Et ça avec les Trois Principes, en gros le message des Trois Principes c’est de dire ben si tu te sens mal là tout de suite dans l’instant, c’est parce que tu ressens ce qui se passe en toi juste là maintenant dans l’instant. Si tu te sens anxieuse c’est que tu as une pensée anxieuse, si tu te sens triste c’est que tu as une pensée triste et ça rend tout super simple même certains diraient simpliste, mais c’est libérateur parce que se dire tiens je me sens triste c’est peut-être parce que mon papa m’a abandonnée, ouais mais ça nous mène très très loin et en fait on se sent victime de ce passé qu’on n’arrivera jamais à changer de toutes façons… et quoi? Or que si on revient juste à l’instant et on se dit « tiens je suis triste, oui je suis en train de penser des trucs tristes » et on laisse passer et on lâche et on voit ce qui vient comme nouvelle pensée, c’est hyper libérateur et on peut juste continuer, on peut avancer, et on doit pas passer le reste de la journée à penser à notre passé, et ça c’est quand-même une énorme différence aussi pour beaucoup et pour moi.

SM: Et oui on n’a plus besoin d’analyser ce qui s’est passé etc. En fait c’est un gain de temps en même temps

VP: Oui

SM: Y’a pas que ça, c’est très profond mais on perd moins de temps à penser à des choses qu’on ne peut pas contrôler dans tous les cas et donc on a moins besoin d’analyser, on n’a plus ces rituels, ces pratiques etc. donc y’a tout un ensemble qui se dégage de l’esprit, qui fait qu’on a vraiment beaucoup plus de place pour des nouvelles choses, des nouvelles pensées, des nouvelles activités même, plein plein de choses qui changent à ce niveau-là je pense, c’est ce que je ressens quand tu en parles

VP: Oui et puis une autre conséquence de tout ça c’est que si on se rend compte que notre expérience dépend de ce qui se passe en nous à un instant précis, par conséquent ça veut dire qu’on n’est pas obligé de changer notre monde entier, donc on n’est pas obligé de changer les gens dans notre vie et nos circonstances et tout ce qui se passe dans le monde pour se sentir bien, et donc ça dégage aussi énormément de temps et d’énergie si on arrête de constamment essayer de changer tout et tout le monde parce que je pense qu’on passe aussi sans s’en rendre compte énormément de temps à se dire « Oh lui devrait être différent et elle devrait être différente et ça devrait être différent et eux devraient être différents et le monde devrait être différent » et en fait on fait ça innocemment parce qu’on se dit que c’est la seule façon pour nous pour être mieux à l’intérieur de nous, c’est que le reste change mais quand on commence à se dire  » Non attends une seconde, si je me sens mal c’est juste parce qu’il y a des choses qui se passent en moi ». Tout à coup tout ça s’arrête, donc on est en train d’essayer de changer tout le monde et tout et puis on a cette pensée qui nous vient « Oh mais ça ne fonctionne pas comme ça ». Donc tout à coup, tout ce qu’on était en train de faire pour tout changer se calme et on se dit « Non attends, mon bien-être ça dépend de moi, OK je me calme, je retrouve mes esprits » et puis on peut regarder le monde et se dire « qu’est-ce que j’ai envie de faire ? » pas parce que le monde doit changer pour que je me sente bien mais juste parce qu’une fois qu’on se sent bien, on fait ce qu’on veut, on peut changer les choses, on peut accomplir des choses magnifiques on peut s’il y a des objectifs qu’on a envie d’atteindre, on peut tout faire pour les atteindre et il n’y a aucun souci mais ça vient d’un endroit tout à fait différent.

Si on essaie d’atteindre des buts pour se sentir bien, ou si on essaie d’atteindre un certain objectif pour être heureux, c’est complètement différent que de dire « je suis heureuse et j’ai envie d’atteindre cet objectif« , c’est le monde à l’envers en fait et ça c’est très libérateur aussi. En fait je pense, j’ai entendu quelqu’un dire on a tous tendance à innocemment prendre des jobs qui ne sont pas nos jobs donc on a plein d’emplois en fait, on a à nous manager nous-mêmes, manager les autres, faire en sorte que tout se passe bien, c’est tout notre responsabilité, et puis on commence à comprendre un peu comment le système fonctionne vraiment et on se dit « Ah OK, ça c’est pas ma responsabilité, ça c’est pas moi, je dois pas changer ça je dois pas faire ça et donc on se retrouve un peu sans emploi et donc vu qu’à l’intérieur de nous on se rend compte qu’on n’est pas obligé de tout contrôler, de tout changer, de tout manager, tout à coup on a beaucoup plus de temps et d’énergie pour faire ce qu’on veut, pas ce qu’on est obligé de faire pour être bien mais juste ce qu’on veut, ce qu’on a envie de faire.

SM: Oui

VP: Je ne sais pas si c’est clair ce que je viens de dire mais je l’ai vécu de façon très claire.

SM: Pour moi très clair. C’est du vécu aussi mais vraiment j’aime bien comment tu l’exprimes. C’est se rendre compte en fait des conséquences de tout ça en fait, voilà ce qui se passe une fois qu’on a vraiment compris comment on fonctionne, comment ça fonctionne réellement en fait, de ne plus vivre dans l’illusion, dans le malentendu en quelque sorte et ça c’est… oh oui je trouve ça super libérateur. Et ça veut pas dire en fait… ce n’est pas un truc sur lequel on travaille, on n’a pas à travailler dessus, c’est ce qui est déjà, c’est comment ça fonctionne déjà et ça j’adore. Je trouve ça libérateur.

Très bien. Merci beaucoup Véronique !

VP: Avec grand plaisir

SM: C’était très enrichissant, très belle conversation, merci beaucoup, j’aime bien connaître l’expérience des autres personnes dans ce domaine, qu’est-ce que ça a changé et je vois que ça transforme, c’est vraiment quelque chose d’extraordinaire et ça j’adore.

Merci beaucoup.

VP: Mais avec grand plaisir, quand tu veux.

SM: Très bien. A bientôt merci.

VP: A bientôt.

 

Pour contacter Véronique :

https://www.veronique-pivetta.com

https://www.facebook.com/veronique.pivetta.coaching

https://www.facebook.com/pages/Know-Yourself-Publishing-en-fran%C3%A7ais/1619097848368497

Ce que Véronique a vécu n’est pas un cas isolé, c’est ce que j’ai vécu également et c’est ce qui se passe pour les personnes qui regardent dans cette même direction. Téléchargez mon guide pour comprendre comment nous fonctionnons réellement et faire la lumière sur le malentendu dans lequel nous vivons depuis toujours.

 

 

 

 

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2 réponses à “[INTERVIEW] Le Développement Personnel Automatique

    1. Bonjour David, merci pour ton commentaire. Ça fonctionne pour moi, j’espère que tu pourras écouter cette interview bientôt.

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