Le Mythe De La Recherche Du Bonheur

Cet article participe à un carnaval d’articles organisé par Guillaume Attewell qui ouvre le bal avec son article A La Recherche Du Bonheur.

 

Nous avons tous notre propre définition du Bonheur et loin de moi l’idée de vous imposer la mienne. Mais laissez-moi vous faire une proposition.

Là où j’aimerais mettre mon petit grain de sel, c’est dans cette constante quête du bonheur.

On a souvent entendu dire

« Le bonheur n’est pas une destination mais une façon de voyager »

et je suis d’accord. C’est seulement l’an dernier que j’ai réellement compris ce que ça voulait dire, alors que la citation est dans mon salon depuis des années, avant ça me semblait juste une bonne idée.

 

L’Incessante Quête Du Bonheur

 

Lorsque j’étais jeune, je pensais que le bonheur était d’avoir un boulot.

C’est ensuite devenu me marier. Puis gagner plus d’argent.

Ah non ! Attendez, c’est avoir des enfants.

J’avais tout ce que j’avais toujours voulu, même plus, cependant ça ne semblait jamais assez.

Après mon divorce, j’ai cru qu’une nouvelle relation me comblerait, me permettrait d’être heureuse. J’ai donc cherché, quelques mois voire années, pour finalement me rendre compte que je n’en avais pas « besoin » pour me sentir bien.

J’ai aussi fait formation après formation pour être mieux dans ma peau et être plus heureuse.

En gros j’ai passé ma vie à chercher. Jusqu’à l’an dernier.

Il n’y a bien sur aucun mal à vouloir trouver son bonheur, mais n’avez-vous pas l’impression d’être dans l’illusion du « je serai heureux quand… » ?

 

Je Serai Heureux Quand…

 

Cette idée que nous ne serons heureux que lorsque nous aurons atteint nos objectifs, pour ensuite se rendre compte une fois l’objectif atteint, que nous continuons la quête.

Que se passe-t-il lorsque nous ne réussissons pas à atteindre les dits objectifs ? Avons-nous alors échoué ? Sommes-nous alors malheureux ? Le piège est là.

Attention je ne dis pas qu’avoir des buts ou objectifs n’est pas bien, mais il y a une différence entre vouloir quelque chose pour être heureux et être heureux et se fixer un objectif juste pour le plaisir de se donner un défi et tenter une expérience pour créer de jolies choses. Saisissez-vous la nuance ?

 

N’avez-vous pas l’impression qu’il vous manque toujours quelque chose ?

 

Un de mes mentors, Jamie Smart raconte qu’il y a quelques années, il cherchait son bonheur. Il pensait que Tim Ferriss avait trouvé exactement ce dont il avait besoin avec son idée de travailler 4 heures par semaine et mettre son business en autopilote. Il a travaillé dur pour tout mettre en place. Tout fonctionnait comme sur des roulettes et a pu se permettre une belle aventure : 3 mois à la montagne pour s’amuser comme un fou et skier chaque jour.

Il est rentré 6 semaines plus tôt, il s’ennuyait à mort. Ce n’était donc pas ce qu’il recherchait non plus.

Je suis allée à une conférence l’an dernier, pour apprentis millionnaires, je n’ai découvert le titre qu’une fois sur place, j’étais invitée par un ami. Si j’avais su… Enfin bref. Un homme s’est levé pour prendre la parole. Il expliquait au conférencier qu’il appliquait toutes les méthodes et que son business était florissant et qu’il gagnait super bien sa vie, mais qu’au fond de lui cet entrepreneur ressentait un vide profond, il n’était pas heureux. Que devait-il faire ? Y avait-il une solution ? Le conférencier a promis de répondre à sa question avant la fin de la journée… Il n’a jamais répondu. J’ai trouvé ça intéressant.

Vous allez me dire « Ah mais oui mais c’est évident, l’argent ne fait pas le bonheur ! » comme si vous me récitiez un mantra, le genre de phrase qu’on se rabâche sans cesse en espérant y croire un jour.

C’est bien plus profond que ça.

 

Le Bonheur Est Ailleurs

 

Prenons l’exemple d’une relation.

Nous avons tendance à croire que nous ne serons heureux que quand nous aurons trouvé chaussure à notre pied. Nous parlons d’une moitié, comme si seuls, nous étions cassés ou pas assez bien, comme s’il manquait quelque chose.

Je connais pas mal de monde (et j’étais dans le lot) qui sont déprimés à l’idée d’être seuls et qui pensent que ce qu’il leur faut, c’est une relation.

Seulement ce qui se passe dans ces cas-là, c’est qu’ils trouvent un homme ou une femme, tout va bien jusqu’à ce qu’ils se rendent compte (parfois quelques années plus tard) que cette personne n’est finalement pas la bonne personne, qu’elle n’apporte pas le bonheur qu’ils espéraient.

Bien sûr !

Parce que le bonheur ne vient pas de là ! Vous pouvez chercher longtemps !

Rien Ni Personne N’A Le Pouvoir De Vous Rendre Heureux.

 

Lorsque nous étions enfants, nous avions une sorte de doudou (enfin vous, pas moi :p) , souvent un ourson en peluche moche et qui ne sent pas la rose. Impossible de vivre sans ce doudou qui semble nous amener notre bien-être et notre petit bonheur. Avez-vous déjà perdu votre doudou ? C’est un peu comme si vous perdiez une partie de vous. Or en tant qu’adulte vous savez très bien aujourd’hui que votre bien-être ne dépendait pas de votre doudou.

Nous avons été conditionnés ainsi depuis notre plus tendre enfance, et pas juste avec le doudou. A croire que quelque chose à l’extérieur puisse nous apporter bien-être et sérénité ou je ne sais quoi encore.

Ce que vous recherchez est un autre doudou. Que ce soit une relation, de l’argent ou autre, ce ne sont que des doudous.

Votre bien-être et votre bonheur ne viennent pas de là.

Certes il n’y a rien de mal à désirer une relation ou plus d’argent, mais sachez avant tout que votre bien-être ne peut venir de là.

Votre bien-être et votre bonheur sont en vous. Si vous le cherchez à l’extérieur, vous allez droit dans le mur.

 

Où Se Cache Le Bonheur ?

 

Comment le trouver ?

On vous dit de faire des heures de méditation, de penser positivement, de lire 300 bouquins etc. et ça fonctionne… un temps. Il faut continuer à pratiquer si vous voulez toujours ressentir les effets. Encore une fois on imagine que quelque chose en dehors de nous peut nous apporter le bonheur sur un plateau ou qu’il faut travailler dur pour en jouir.

L’erreur est de croire que vous ne l’avez pas déjà en vous. Que vous n’êtes pas assez bien pour le ressentir.

C’est en fait votre état naturel. C’est qui vous êtes. Arrêtez de chercher. Ce qui vous empêche de le voir ou d’en faire l’expérience ce sont toutes ces pensées à propos de qui vous êtes et à propos de ce à quoi le bonheur ressemble.

Je peux comprendre si vous ne comprenez pas, il m’a fallu 39 ans. C’est quelque chose que l’on ressent. Et c’est ce que j’explique au fil de mes articles.

C’est un simple malentendu. C’est dommage de vivre dans un malentendu.

 

Mon Expérience Du Bonheur

 

Je ressens ce bonheur si profond et inconditionnel, cet amour, parfois c’est juste un soupçon de zen, j’ai envie de le crier sur les toits parce que nous sommes tous identiques, de partager ma découverte, d’en faire profiter tout le monde…

Oh rassurez-vous, je ne le ressens pas tout le temps, personne ne le ressent tout le temps. Simplement parce que moi aussi j’ai des pensées qui assombrissent mon ciel bleu, qui parfois me disent que ce n’est pas vrai, ça ne peut pas être si simple ! Et puis je suis un être humain et j’aime m’emporter parfois dans cette illusion, l’illusion que seuls nous ne sommes rien et que nous avons besoin de nous coller 10,000 doudous sur le corps histoire de ressentir une larmichette de bonheur.

Il ne faut pas ajouter. Il faut soustraire.

Souvent je me réveille juste à temps et je profite de l’instant.

« Je ne vous dis pas ce que vous devez faire ou ne pas faire; je vous montre seulement qui vous êtes, cette Présence inaltérable et au-delà du temps. Quand cela sera fermement établi en vous, votre vie se déploiera dans la spontanéité et la joie. »

Mooji

Et pour vous, c’est quoi le bonheur ?

Est-il possible de nous arrêter en chemin et de savourer ce que nous avons mais surtout ce que nous sommes ?

 

Croisée des blogs – Edition de septembre 2015

www.developpementpersonnel.org

 

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12 réponses à “Le Mythe De La Recherche Du Bonheur

  1. J’ai longtemps été de ces personnes qui pensent toujours que l’on sera plus heureux quand ….
    Et puis un jour j’ai découvert la pleine conscience et ça a été un déclic pour moi, j’ai eu l’impression que je voyais enfin la vie en couleur. S’arrêter et regarder la vie tel quelle est, la nature qui nous entoure, cet énergie qui nous parcours, reprendre le contact avec mon être intérieur, me reconnecter avec moi-même et juste vivre l’instant présent, c’est cela pour moi mon vrai bonheur !

  2. La vie est pleine de bonnes surprises.
    Je me souviens de la question d’une amie de faculté lors de nos 21 ans et des cahuètes, en études de psycho et moi en prépa de pharmacie: ‘Marie, quel est ton moteur ? Ma réponse: ‘ je suis émerveillée par les bonnes choses de la vie’. 34 ans plus tard, je ne change pas d’un iota ma vision: ‘je suis toujours en état d’émerveillement devant les bonnes choses de la vie.
    Si je suis née avec une cuillère d’argent dans mon berceau, mon adolescence n’a pas été simple : orpheline à l’âge de 13 ans et demi, j’ai toujours eu cette vision innée depuis ma tendre enfance que tout est possible. Il suffit de croire, de prier, d’être émerveillé et de dire merci. Je fais court. Merci Sandie, je m’en va en écrire un article….

  3. Pour ma part, j’ai toujours cherché à me former depuis mon plus jeune âge dans de multiples domaines, non pas pour être heureux ou plus heureux, simplement pour expérimenter d’autres manières de faire, de penser, d’explorer. C’est à force d’explorer à l’extérieur et en moi, à force d’observation et « d’analyse intuitive » de mes actes et de ceux des autres, que j’ai fini par comprendre ce qui suit…

    Le concept cité dans l’article « il ne faut pas ajouter, il faut soustraire » est extrêmement intéressant à mettre en place, aussi bien au sens propre qu’au sens figuré.
    Supprimer de son lieu de vie tout un tas d’objets et de meubles, c’est aussi se « ranger » à l’intérieur, s’éclaircir la vie. Soustraire toutes les petites habitudes étriquées, enlever ce qui n’est pas essentiel, allège nos vies.

    Quand on a fini de soustraire tout ça, alors le bonheur s’installe tranquillement et durablement, et chaque minute devient un trésor inestimable. Là, ici et maintenant, on est heureux, et ce bonheur tout simple ne dépend de rien d’autre, ni de soi, ni des autres, ni des événements, et plus encore : ni d’un amour partagé ou non.
    Lorsque l’on comprend pleinement cela, alors on commence à changer véritablement, par exemple être coincé dans un bouchon n’a plus aucun impact sur notre patience, on se met à comprendre l’autre, à se comprendre soi-même, on devient donc plus tolérant, plus généreux, etc.

    Bref, le bonheur de chaque instant se renforce lui-même en boucles infinies et nous rend meilleur, plus lumineux, et il n’y a jamais plus ce vide intérieur que certains vivent, mais une plénitude (sentiment d’être « plein »), et une sérénité impensable quelques semaines avant le « déclic ».
    Ce bonheur a été à ma portée, je l’ai saisi et j’ai soustrait,

    il est à votre portée, il est accessible très facilement :
    …il n’y a pas besoin d’ajouter, seulement de soustraire…

    1. Bonjour Pierre ! Merci pour ton commentaire.
      « ce bonheur tout simple ne dépend de rien d’autre, ni de soi, ni des autres, ni des événements, et plus encore : ni d’un amour partagé ou non. » tu as tout compris !
      Il faut le vivre pour le comprendre et le croire, mais c’est à la portée de tous, pas juste les personnes qui ont fait un long travail sur eux. Cela peut être instantané, parce que c’est ainsi que nous fonctionnons, c’est ce que nous sommes vraiment.

  4. Cet article me parle!!! J’ai eu l’impression de lire dans mes pensées:-) « je serai heureuse quand… »! ça aurait pu être le titre de mon article du festival La croisée des blogs:-))) Très bien dit, très clair, j’aime beaucoup!

  5. Bonsoir Sandie,
    Bel article merci. mais voilà ce concept de vivre le moment présent, je n’ai jamais su comment l’appliquer, j’ai lu relu, appliqué les conseils (essayé), mais je ne ressens pas ce sentiment extraordinaire que tout le monde semble ressentir en vivant dans le présent, en pratiquant la méditation pleine conscience, ou tout autre astuce censée nous ramener vers le présent. j’ai beaucoup lu sur le thème, beaucoup de livres dans les deux langues (je me disais que peut être la traduction en français pouvait altérer le sens qui devait être transmis, alors j’ai lu les versions originales en anglais, j’en suis au même point), c’est tellement frustrant. le problème principal est que je n’arrive pas à me libérer du mental. je ne conçois pas que contempler qui je suis puisse m’apporter un bonheur quelconque.

    1. Bonjour Rima,
      Moi non plus je n’ai jamais su l’appliquer. J’ai essayé plein de choses, la méditation, diverses techniques etc. mais n’ai jamais réussi. C’est quand je n’essaie plus et que je me rends compte qu’au final on est toujours dans le présent, on a juste des pensées qui sont la auxquelles on prête plus ou moins attention naturellement.
      Je ne cherche plus à me libérer du mental, mais plus je comprends comment la pensée fonctionne (et comment on fonctionne), plus mon esprit se libère naturellement. Si je force je n’y arrive pas parce qu’on ne fonctionne pas comme ça.

  6. Bonjour Sandie,

    J’ai raté cette édition de la croisée, je n’ai pas compris l’orga mais j’avais envie de réagir à ce que tu dis là.

    On nous fait miroiter une vie meilleure si l’on fait telle et telle chose. Pourtant il n’y a pas de règle. Comme tu le dis, le bonheur est déjà en nous, prêt à se mettre en action.

    Cela me fait toujours penser à la légende de Brahma (si ça ne te parle pas : La légende des dieux) qui montre bien que le plus grand des trésors en caché en nous-mêmes.

    Parfois, il se cache très bien mais la vie nous donne toujours de quoi aller le chercher et le garder près de soi. A nous de nous écouter et d’avancer sur notre propre chemin.

    Bien amicalement,
    Dorian

    1. J’aime beaucoup ton article Dorian, je connaissais cette histoire et je suis tout à fait d’accord avec toi. Nous avons déjà tout ce qu’il faut en nous, c’est vrai c’est un peu caché mais une fois qu’on s’en rend compte, on ne se laisse plus bercer par l’illusion. On se prend encore au jeu bien sûr parce que l’illusion semble tellement réelle, mais une fois qu’on sait, on voit qui nous sommes réellement et comment la pensée nous fait croire que ce n’est pas vrai. Nous revenons alors à un esprit clair et nous avons accès à toutes nos ressources.
      La pensée est le meilleur département des effets spéciaux que je connaisse ! 🙂

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